QUI est Henri Barbusse ? Réponse en novembre à Liévin !

A Liévin, pour commémorer la Grande Guerre, on a choisi de mettre en lumière Le Feu d’Henri Barbusse, journal écrit lors de la Première Guerre Mondiale. Aujourd’hui de nombreuses rues du bassin minier (à Rouvroy, à Hénin-Beaumont…) portent son nom sans qu’on sache qui était cet écrivain qui remporta pourtant le Prix Goncourt avec cet ouvrage en 1916.

La médiathèque de Liévin a choisi de proposer 2 cartes blanches à 2 artistes de renom :

– Julien Bucci, de la Cie Home Théâtre qui est bien connue dans le bassin minier pour les nombreux ateliers et performances qu’elle y a proposé. Cette fois c’est une création de lecture-spectacle autour du Feu d’Henri Barbusse que propose la compagnie à l’Arc en Ciel de Liévin.

– François Boucq, qui a réalisé les illustrations de la magnifique bande-dessinée Le Feu, aux éditions Invenit propose lui une exposition de son travail à la Médiathèque de Liévin.

 

Voici quelques mots de Julien Bucci sur son travail autour de la lecture-spectacle :

 

À la lecture du Feu d’Henri Barbusse et des poèmes écrits depuis le front par Apollinaire, il apparaît que les belliqueux d’il y a 100 ans étaient inspirés par les mêmes déraisons brandies aujourd’hui par les mêmes tarés du divin. Pareils proclamateurs de fierté nationale.
Pareils marchands d’or noir et d’armes.

Ce sont des va-t-en-guerre.
Mais ils n’y vont jamais.
Trop occupés à fructifier leurs intérêts
Sur le dos des bidasses…
Le monde ne tourne pas rond.
Il tourne sur lui-même.
En cercles concentriques.
Parfois, une brèche enraye le cycle.
L’humain arrive au bout du pire.
Puis le cycle repart.
Ad lib.

Julien Bucci

 

L

Vendredi 7 nov. • 14h30 et 20h30
Le feu • Liévin (62)

Création d’une lecture musicale adaptée duFeu, d’Henri Barbusse. Avec Julien Bucci (lecture) et Sylvain Berthe (violoncelle). Une programmation de la Médiathèque de Liévin au Centre Arc en ciel (Place Gambetta, Liévin) • 1 représentation scolaire à 14h30 / 1 tout public à 20h30 • Infos au 06 67 92 52 17

 

Ne ratez pas non plus l’exposition de François Boucq à la médiathèque de Liévin jusqu’au 22 novembre !

 

Eloge de fesses – de Bernadette A.

« Avec « Fesses », je souhaite poursuivre le questionnement sur les héritages, les souvenirs, les pensées, les croyances qui encombrent la tête et entravent le corps, autrement dit comme me l’a toujours dit ma mère « parle à mes fesses, ma tête est malade ». » Bernadette A.

Si elle dévoilait la saison dernière dans « AbaTToir » son itinéraire de petite fille et de femme grandie à Courrières au beau milieu de l’abattoir à volailles de ses parents, la voilà qui s’intéresse aujourd’hui à un épineux sujet, croustillant mais pas que…

En attendant la création de Fesses le 5 février 2014 au théâtre d’Arras, Bernadette Appert vous propose d’aller visiter le Louvre-Lens en compagnie de son Eloge de Fesses, une visite totalement décalée mais sérieusement calée sur les fesses.

ATTention aux âmes sensibles, la performance aura lieu au milieu des oeuvres, dans la Galerie du Temps…

Préparez vous aux frissons d’automne avec cette visite buissonnière, hors des sentiers balisés !


Un court-métrage des collégiens d’Hénin-Beaumont selectionné au Festival du Film de Poitiers !!

Vous rappelez-vous de l’article de Mine de culture(s) sur le festival du film de l’environnement organisé par la Communauté d’Agglomération d’Hénin-Carvin en mai 2013 ?

Eh bien, le court-métrage des élèves de 6ème du collège Jean Macé d’Hénin-Beaumont a été sélectionné pour concourir pour un Prix au Festival du film de l’environnement de Poitiers, une référence dans le domaine !

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Après avoir reçu le Colibri d’or au festival de Courrières, « Poêmes » continue donc sur sa lancée et nous prouve qu’il y a de belles choses sur ce territoire.

Nous souhaitons au film de pouvoir pourquoi pas continuer sa belle aventure par l’attribution d’un prix lors des compétitions officielles…

Un grand bravo à tous les élèves de 6ème du collège Jean Macé d’Hénin-Beaumont :

Justine, Vanessa, Arnaud, Liliane, Benoît, Jawad, à leur professeur, Fanny Briche, ainsi qu’au réalisateur, Antoine Giezek.

Les partenaires qui ont soutenu le projet :

La Communauté d’Agglomération d’Hénin-Carvin, le Conseil Régional, les collèges partenaires et le Conseil général du Pas de calais, l’Escapade d’Hénin-Beaumont.

Sortie du film « Henri » de Yolande Moreau le 4 décembre

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Henri

Après presque 10 années passées à jouer dans les films des autres,  Yolande Moreau revient à la réalisation, cette fois sans son complice Gilles Porte. Henri est un film atypique, autant que Yolande Moreau peut l’être. On aurait tort de résumer ce film à son intrigue ou à sa manière d’être tourné, voici donc quelques approches destinées à vous donner l’envie d’aller voir le film.

Les personnages sortent tout droits de notre vie quotidienne, celle du Nord : un couple qui tient un bistrot, ses piliers de bar, les clients du village, la passion de la colombophilie… Le sujet de ce film est la rencontre entre deux personnes à la marge, qui n’ont pas forcément la bonne manière de se comporter en société : Henri, joué par Pippo Delbonno et Rosette, jouée par Candy Ming.

C’est un film dans la veine de l’humour belge : poétique et décalé. Il nous fait sourire et même rire, et ferait presque oublier le travail qu’il a demandé tant il semble parfois improvisé naturellement. Pourtant Yolande Moreau nous a précisé que le scénario était très écrit et préparé, qu’elle tournait d’ailleurs avec une seule caméra et savait exactement ce qu’elle voulait. Elle qui avait un temps pensé à interpréter le personnage de Rosette, tant elle se sentait proche d’elle, a finalement choisi Candy Ming, rencontrée sur le tournage du dernier Kervern et Delépine. Le résultat est saisissant, et Yolande loue d’ailleurs sa manière d’être « présente » à l’écran sans forcément parler, cette « aura »  qu’elle dégage et qu’elle n’a pas à envier aux grandes comédiennes.

Le peu de dialogues laisse une grande place à l’imagination du spectateur et c’est finalement lui qui fait son propre film en fonction de son vécu individuel. On a le sentiment qu’il n’y a pas de personnages bons ou mauvais, chacun faisant souffrir l’autre alternativement, ils ont cette part de rêve en eux et sont pourtant rattrapés par le réel. En fait, le spectateur s’interroge sur lui-même, en l’absence de dialogue, comme s’il était face à un miroir, ou sur son rapport aux plus faibles, ou aux personnes en situation de handicap par exemple quand certaines scènes font grincer des dents (lorsque Jackie Berroyer doit chercher dans les poches de la jupe de Rosette, ou lorsqu’il la font boire).

La réalisatrice/scénariste Yolande Moreau a eu l’idée de Henri lors du repérage sur son premier film, Quand la mer monte (2004). Elle raconte : « On a mangé un jour dans un petit resto. Le patron était colombophile… Il nous a expliqué comment on sépare ces pigeons, emmenant les mâles à des milliers de kilomètres pour les libérer dans le ciel, et comme ce sont des oiseaux très fidèles, le mâle est pressé de rentrer pour retrouver sa femelle des mois plus tard. Fascinant ! J’ai voulu recouper cette histoire avec le rêve d’envol d’Henri. »

Le tournage a été réalisé en partie dans des lieux du bassin minier : la salle des fêtes de Carvin, la place Wagon à Hénin-Beaumont (voir photo), à Liévin et dans la campagne près d’Arras.

  • Yolande Moreau sur la place Wagon à Hénin-Beaumont lors du tournage

    Yolande Moreau à la Belle Anglaise à Hénin-Beaumont

C’est Frédéric Alexandre, originaire de Liévin et 1er assistant réalisateur du film, qui a suggéré – en véritable ambassadeur de notre territoire ! – la place Wagon alors que la production cherchait une place depuis pas mal de temps sans trouver…  Lui qui est aussi connu pour avoir aidé Abdellatif Kechiche à trouver ses lieux de tournage dans la Région avait découvert la place Wagon lors du tournage d’un documentaire sur Mélenchon pendant les élections municipales…

C’est donc grâce à lui que les images de ces lieux de notre quotidien se retrouvent aujourd’hui dans un film d’auteur. C’est un événement à marquer d’une pierre blanche pour la Ville d’Hénin-Beaumont, le dernier tournage de fiction remontant à la « Femme Flic » d’Yves Boisset en 1980.

Yolande Moreau à La Belle Anglaise

Yolande Moreau à la Belle Anglaise à Hénin-Beaumont lors du tournage

Les films de Yolande Moreau sont avant tout des aventures humaines, et il n’y a qu’à voir sa photo de « famille de tournage » prise au Festival du Film d’Arras où le film a été projeté en avant-première, pour s’en convaincre ! En espérant vous avoir donné envie de voir le film, il vous reste à vous faire votre propre avis, et justement : le film est sorti en salle aujourd’hui !

Mine de culture(s) : le nouveau magazine sur ILTV !

Après un long mois d’absence, voici revenir Mine de Culture(s) sous une nouvelle forme !

Un nouveau magazine culturel intitulé « Mine de culture(s) » a vu le jour, issu d’un partenariat entre la chaîne ILTV et le site minedeculture.com, il vous propose un autre regard sur l’actualité culturelle du bassin minier du Pas-de-Calais.

Co-animé par Sébastien Zanchetta et Suzie Balcerek, il est visible :

– sur iltv.fr

– sur la chaîne câblée 96 du bouquet Numéricable

– ou en cliquant sur la bannière à droite de cet article !

Le magazine est bi-mensuel et diffusé le jeudi soir à partir de 19 h, après le journal.

Voici les deux premières émissions, tournées dans la Salle des pendus de la Fosse 9-9 bis de Oignies :

Mine de culture(s) n° 1 – Invité : Sébastien Naert

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Mine de culture(s) n°2 – Invitée : Samira El Ayachi

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Prochaine diffusion de Mine de culture(s) jeudi 14 novembre à partir de 19 h ! Notre invitée sera Catherine Zgorecki.

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